Avant de changer sa vie, il faut parfois réapprendre à se sentir en sécurité à l’intérieur de soi.

Revenir vers la sécurité intérieure est un parcours progressif de 26 semaines.
Pendant les huit premières semaines, vous êtes guidé pas à pas pour mieux reconnaître vos réactions, retrouver vos appuis, revenir au souffle, au corps et à des repères plus stables.

Puis, progressivement, vous apprenez à choisir vous-même les pratiques qui vous correspondent, jusqu’à construire votre propre manière de revenir à vous lorsque la vie bouge.

la méthode

Revenir vers la sécurité intérieure

1. Pourquoi ce parcours existe ?

Revenir vers la sécurité intérieure

Revenir vers la sécurité intérieure s’adresse aux personnes qui ont souvent l’impression que quelque chose en elles se met rapidement en tension.

Parfois, cela se voit clairement.

Mais parfois, c’est beaucoup plus discret.

Le corps se tend vite.

Le mental anticipe.

La respiration devient plus courte.

On cherche à contrôler davantage pour se rassurer.

On rumine, on se ferme, on se fatigue… puis on finit parfois par se reprocher d’avoir encore réagi de cette manière.

Et souvent, on pense :

« C’est sûrement ma personnalité. Je suis comme ça. »

Mais une réaction devenue automatique n’est pas forcément une identité.

Elle peut aussi être un chemin devenu familier, que le corps et le cerveau empruntent très vite lorsqu’ils cherchent à vous protéger.

Et à côté de ce chemin familier, d’autres repères peuvent progressivement se construire.

Revenir vers la sécurité intérieure est un parcours accompagné de 26 semaines pour construire ces repères et apprendre progressivement à retrouver vos propres chemins de retour.

Si vous vous sentez déjà suffisamment stable pour explorer plus loin ce que vous souhaitez transformer, développer ou incarner, découvrez L’Art de Se Réécrire.

Avant de chercher à transformer sa vie, il faut parfois découvrir qu’il existe un endroit vers lequel revenir.

Quand une partie de soi reste en alerte

Une personne peut sincèrement vouloir changer, comprendre beaucoup de choses, avoir de bonnes intentions… et pourtant retrouver très vite ses anciennes réactions lorsque quelque chose la bouscule.

Le cerveau s’appuie volontiers sur ce qui est familier.
Le corps reconnaît les chemins souvent empruntés.
Et sous tension, les réponses anciennes peuvent revenir très vite.

Quand on a longtemps vécu dans l’anticipation, le contrôle, l’urgence ou la tension, ralentir, se déposer ou rester simplement présent à soi peut même sembler inhabituel.

C’est pour cela que ce parcours ne commence pas par demander une grande transformation.

Il propose d’abord quelque chose de plus simple, plus concret :

  • revenir au corps,

  • retrouver des appuis,

  • respirer quelques instants,

  • remarquer ce qui se passe,

  • répéter de petits retours,

  • et apprendre que l’on peut revenir même lorsque tout n’est pas calme.

Un parcours pour construire des chemins de retour

Revenir vers la sécurité intérieure n’est pas un parcours pour vous apprendre à “penser mieux”.

Il vous invite à vivre, répéter et reconnaître quelques expériences simples :

« Je peux ralentir. »
« Je peux respirer. »
« Je peux sentir un appui. »
« Je peux rester quelques instants avec moi. »
« Je peux ne pas réagir tout de suite. »
« Je peux revenir, même après m’être laissé emporter. »

Le but n’est pas d’être calme tout le temps.
Le but est de connaître de mieux en mieux le chemin du retour.

Avant d’aller explorer plus loin, certaines personnes ont besoin de cette étape : découvrir qu’elles peuvent retrouver un appui même lorsque quelque chose les bouscule.

C’est exactement le rôle de ce parcours :

construire plusieurs chemins de retour, les répéter suffisamment pour qu’ils deviennent plus familiers, puis apprendre progressivement à reconnaître celui dont on a besoin.

2. Ce parcours est-il fait pour vous ?

Vous n’avez pas besoin de savoir si vous êtes en « mode survie » pour vous reconnaître dans ce parcours.

Parfois, cela ne ressemble pas à une grande anxiété.

Parfois, cela ressemble simplement à une vie intérieure qui se pose difficilement.

Vous vous reconnaîtrez peut-être si…

Ici, comprendre a sa place. Mais comprendre ne remplace pas l’expérience.

On apprend surtout en vivant, en répétant et en laissant certains repères devenir peu à peu plus familiers.

✔ Vous avez du mal à ralentir, même lorsque vous êtes fatigué.

✔ Vous anticipez beaucoup ce qui pourrait arriver.

✔ Vous cherchez souvent à contrôler pour vous rassurer.

✔ Vous vous agacez, vous fermez ou réagissez parfois très vite.

✔ Vous passez beaucoup de temps dans vos pensées.

✔ Vous remarquez surtout votre corps lorsqu’il se tend ou devient inconfortable.

✔ Vous vous jugez facilement quand vous n’arrivez pas à vous apaiser.

✔ Vous avez parfois l’impression de rester intérieurement « en alerte ».

✔ Vous aimeriez mieux reconnaître ce qui se passe en vous.

✔ Vous aimeriez surtout savoir comment revenir à vous lorsque quelque chose vous emporte.

Ce parcours peut aussi vous parler

si vous avez déjà essayé de méditer, de respirer, de ralentir ou d’être davantage présent… mais que cela vous demande beaucoup d’efforts.

Peut-être que lorsque vous vous arrêtez :

le mental s’agite,

le corps devient plus présent,

l’impatience monte,

et une petite voix apparaît :

« À quoi ça sert ? »

« Je ne ressens rien. »

« J’ai déjà compris ça. »

« Pourquoi est-ce qu’on recommence encore ? »

Et justement, il y a quelque chose d’important à savoir avant d’entrer dans ce parcours.

Revenir vers la sécurité intérieure donne volontairement peu d’informations à la fois.

Nous vous expliquons ce qui est utile pour donner du sens à l’expérience, mais nous ne cherchons pas à remplir chaque journée de nouvelles connaissances.

Parce qu’ici, l’essentiel du travail consiste à :

expérimenter, observer, répéter… puis revenir.

Si vous avez l’habitude de vouloir d’abord tout comprendre, cela pourra parfois vous surprendre.

Ce n’est pas un oubli du parcours.

C’est un choix pédagogique.

Ce parcours peut particulièrement vous correspondre si vous souhaitez :

• retrouver des appuis simples

• revenir davantage au corps et au présent

• mieux reconnaître ce qui se passe en vous

• vous accompagner avec davantage de douceur

• pratiquer régulièrement plutôt que chercher sans cesse une nouvelle technique

• apprendre quels retours vous soutiennent réellement

• construire progressivement votre propre manière de revenir à vous.

Ce parcours vous conviendra probablement moins si…

✘ Vous recherchez une solution immédiate.

✘ Vous souhaitez surtout accumuler des explications sans expérimenter.

✘ Vous ne souhaitez pas consacrer régulièrement du temps à la pratique.

✘ La répétition d’une même expérience vous paraît inutile dès que vous en avez compris le principe.

✘ Vous attendez des sensations fortes ou des résultats spectaculaires dès les premiers jours.

Ici, le changement passe par la répétition.

Un souffle.

Un retour.

Un appui.

Une écoute.

Une expérience.

Puis une autre.

C’est simple, mais ce n’est pas passif.

C’est doux, mais cela demande de pratiquer réellement.

Vous n’avez pas besoin de comprendre davantage chaque jour.

Vous avez besoin de donner à ce que vous découvrez le temps de devenir familier.

3. Pourquoi l’expérience vient avant l’explication

Pourquoi si peu d’informations à la fois ?

Dans Revenir vers la sécurité intérieure, nous avons volontairement choisi de ne pas commencer par vous donner beaucoup de théorie.

Vous recevrez les explications nécessaires pour comprendre ce que vous expérimentez, mais pas une nouvelle quantité d’informations à apprendre chaque jour.

Pourquoi ?

Parce qu’il est possible de comprendre parfaitement une respiration, un retour au corps ou l’utilité des appuis… sans penser à les utiliser lorsque la vie nous bouscule.

Ici, nous voulons laisser davantage de place à l’expérience.

Sentir.

Observer.

Essayer.

Revenir.

Puis seulement mettre des mots sur ce qui vient d’être vécu.

Si vous avez l’habitude de beaucoup réfléchir, d’analyser ou de vouloir comprendre avant d’expérimenter, cette manière d’avancer pourra parfois vous surprendre.

C’est volontaire.

Nous ne cherchons pas à nourrir sans cesse le mental de nouvelles informations.

Nous cherchons à vous aider à découvrir, par votre propre expérience, ce qui peut devenir un repère pour vous.

Pourquoi répéter quelque chose que j’ai déjà compris ?

Parce que comprendre une expérience et pouvoir y revenir spontanément sont deux choses différentes.

Vous pourrez parfois penser :

« Je connais déjà cet audio. »

« J’ai déjà senti mes pieds hier. »

« J’ai compris le principe. »

Et pourtant, c’est précisément là que commence l’entraînement.

Pendant plusieurs jours, vous retrouverez certains gestes, certains audios et certains repères.

Non pas parce que nous n’avons rien de nouveau à vous proposer.

Mais parce que nous voulons laisser à ce qui vous aide le temps de devenir plus familier.

Une respiration.

Un appui.

Une pause.

Une main posée.

Quelques secondes de présence.

Au fil des semaines, la question devient progressivement moins :

« Qu’est-ce qu’on me demande de faire aujourd’hui ? »

et davantage :

« Qu’est-ce qui pourrait m’aider maintenant ? »

C’est ainsi que le parcours vous conduit peu à peu du guidage vers l’autonomie.

À quoi servent alors les explications et le carnet ?

À donner du sens à ce que vous avez déjà commencé à vivre.

Dans le parcours, l’explication arrive volontairement après l’expérience.

Vous avez d’abord respiré, ressenti, observé, rencontré une difficulté ou peut-être simplement remarqué que vous ne ressentiez presque rien.

Puis les leçons et les documents « Comprendre pour donner du sens » viennent mettre des mots sur cette expérience.

Le carnet joue encore un autre rôle.

Il ne vous demande pas de trouver la bonne réponse.

Il vous invite à reformuler avec vos propres mots :

ce que vous avez remarqué,

ce qui vous a surpris,

ce qui vous a résisté,

ce qui vous a aidé,

ou ce que vous ne comprenez pas encore.

Écrire quelques lignes permet alors de ne pas seulement vivre une expérience puis passer à autre chose.

Vous en gardez une trace.

Vous commencez à reconnaître votre propre fonctionnement.

Et, progressivement, ce que vous apprenez devient moins une information reçue de l’extérieur et davantage une connaissance de vous-même.

Ici, l’expérience ouvre le chemin.

L’explication vient ensuite pour lui donner du sens.

4. Comment le parcours accompagne ce retour

Revenir vers la sécurité intérieure ne repose pas sur un seul outil.

Le parcours associe différents types d’expériences pour vous aider d’abord à découvrir des chemins de retour, puis à les répéter et, progressivement, à reconnaître ceux qui vous correspondent le mieux.

Chaque élément a une fonction précise : expérimenter, comprendre, reformuler, pratiquer dans la vie quotidienne… puis apprendre peu à peu à choisir par vous-même.

Les audios guidés

Les audios sont au cœur de l’expérience.

« Je me pose » ouvre le thème de la semaine et vous aide à entrer doucement dans ce qui va être exploré.

« Je reviens à moi » est l’audio d’entraînement. Il est repris régulièrement pour approfondir un chemin : retrouver les appuis, écouter le corps, revenir au souffle, se recentrer ou simplement rester quelques instants avec soi.

À partir de la semaine 9, les principaux audios rejoignent votre bibliothèque personnelle.

Vous apprenez alors progressivement à ne plus seulement écouter ce qui vous est proposé, mais à reconnaître l’audio qui pourrait vous aider selon ce que vous vivez.

Les retours courts dans la vie réelle

Tout ne se passe pas dans un endroit calme, les yeux fermés.

Les Capsules Refuge sont là pour les moments où la journée continue mais où vous ressentez le besoin de retrouver rapidement un appui.

À partir de la seconde moitié du parcours, les Petites Parenthèses proposent des retours encore plus courts, d’environ deux minutes.

Peu à peu, vous disposez ainsi de plusieurs possibilités :

quelques instants lorsque vous avez très peu de temps,

quelques minutes lorsque vous avez besoin de revenir rapidement,

ou un audio plus long lorsque vous pouvez véritablement vous poser.

Le but est d’apprendre à choisir selon votre besoin et la réalité de votre journée.

Les leçons, les explications et le carnet

L’expérience vient d’abord.

Puis les leçons et les documents « Comprendre pour donner du sens » viennent éclairer ce que vous avez déjà commencé à vivre.

Le carnet vous invite ensuite à reformuler avec vos propres mots :

• ce que vous avez ressenti,

• ce que vous avez remarqué,

• ce qui vous a aidé,

• ce qui vous a résisté,

• ce que vous comprenez autrement.

Il ne s’agit pas de trouver la bonne réponse.

Le carnet permet simplement de garder une trace et de transformer peu à peu une expérience vécue en connaissance personnelle.

Les petits rendez-vous du quotidien

Le parcours continue aussi dans les petites minutes de la journée.

Le Murmure Intérieur propose chaque semaine une pratique très simple, accompagnée de trois courts rappels quotidiens.

Ils ne sont pas là pour vous donner davantage de travail.

Ils vous rappellent simplement ce que vous êtes déjà en train d’entraîner : sentir vos pieds, respirer, écouter un signal, ralentir, retrouver un appui ou revenir quelques secondes à vous.

Six matins par semaine, un petit mot vient également ouvrir la journée.

Aucune consigne.

Rien à réussir.

Seulement quelques mots de douceur pour commencer depuis l’endroit où vous êtes.

Des espaces pour ne pas avancer seul

La communauté « Au fil du parcours » accompagne les différentes étapes du programme.

Vous pouvez y retrouver les publications liées aux leçons, déposer une impression, une difficulté, une prise de conscience ou simplement lire les expériences des autres.

Le Cercle des petits pas est plus spontané.

Six jours par semaine, une question ouvre une petite porte pour regarder votre journée : ce qui a aidé, ce qui a été difficile, une petite victoire, un besoin ou un doute.

Le septième jour, aucune consigne.

Le Cercle reste simplement ouvert à ce que chacun a envie de partager.

Rien n’est obligatoire.

Vous pouvez écrire, lire ou simplement être là.

Le parcours vous accompagne d’abord pas à pas.

Puis, peu à peu, il vous aide à reconnaître les chemins de retour qui deviennent les vôtres.

5. Le chemin des 26 semaines

Semaine 6 : Je reprends les commandes

Cette semaine ne parle pas de contrôle.

Elle parle de présence.

La personne apprend à revenir dans son corps, son souffle et ses appuis avant de laisser une réaction automatique décider immédiatement à sa place.

Elle ne fait plus seulement que revenir à elle.

Elle commence à essayer de vivre davantage depuis cet endroit retrouvé.

Semaine 1 : Je déclare ma solidité

La première semaine pose la base.

Il ne s’agit pas de se corriger, de se forcer ou de devenir quelqu’un d’autre.

Il s’agit de commencer à revenir vers soi autrement.

La personne découvre qu’elle n’est pas un problème à résoudre et commence à se traiter avec moins de jugement, moins de pression et davantage de douceur.

Semaine 2 : Je décode ma vérité

Cette semaine ouvre l’écoute du corps.

Les tensions, les sensations et les changements de respiration deviennent peu à peu des informations à remarquer plutôt que des problèmes à faire disparaître immédiatement.

La personne apprend à écouter un signal sans partir tout de suite dans l’analyse ou le jugement.

Semaine 3 : Je maîtrise mon centre

La personne commence à découvrir qu’elle peut participer à son propre retour.

Une sensation apparaît.

Une réaction commence.

Et, parfois, un petit espace peut s’ouvrir :

un souffle,

une pause,

une présence,

un choix possible.

La maîtrise, ici, ne signifie pas contrôler. Elle signifie apprendre à revenir.

Semaine 4 : Je m’ancre avec force

Cette semaine ramène aux appuis.

Les pieds, le sol, le poids du corps, la posture et les supports deviennent des repères simples et concrets.

La personne découvre qu’elle n’a pas besoin de tout traverser uniquement depuis sa tête.

Son corps peut aussi devenir une base.

Semaine 5 : Je bâtis mon sanctuaire

Les différents chemins découverts commencent à se rassembler.

La personne construit progressivement un espace intérieur vers lequel revenir lorsqu’elle en ressent le besoin.

Ce sanctuaire n’a pas besoin d’être parfait ni permanent.

Il devient simplement un repère que l’on nourrit par des retours répétés.

Les Capsules Refuge commencent ici à faire entrer ce travail dans la vie réelle.

Semaine 6 : Je reprends les commandes

Cette semaine ne parle pas de contrôle.

Elle parle de présence.

La personne apprend à reprendre les commandes depuis le corps, le souffle et les appuis, au lieu de laisser l’ancien réflexe décider immédiatement à sa place.

Semaine 7 : J’active mon renouveau

Le renouveau ne se force pas.

Il a aussi besoin de récupération, de douceur, d’intégration et parfois de repos.

Cette semaine invite à reconnaître ce qui soutient réellement le corps et à découvrir que ralentir ou récupérer peut aussi faire partie du chemin.

Semaine 8 : Je m’expanse et je crée

Cette huitième semaine marque un premier passage.

La personne regarde ce qu’elle a déjà traversé et commence à reconnaître les repères qui lui sont devenus plus familiers.

Elle ne cherche pas à dresser un bilan parfait.

Elle observe simplement :

ce qui l’aide,

ce qu’elle souhaite garder vivant,

et ce qu’elle peut commencer à faire depuis davantage de présence.

Puis une nouvelle étape s’ouvre : apprendre à choisir elle-même parmi tout ce qu’elle a découvert.

À partir d’ici, le parcours change doucement de rythme.

Vous avez découvert plusieurs chemins de retour.

Il est maintenant temps d’apprendre à reconnaître ceux dont vous avez réellement besoin.

Semaines 9 à 12 : J’apprends à choisir mes propres appuis

À partir de la semaine 9, une bibliothèque personnelle rassemble les principales ressources déjà découvertes.

Audios d’entraînement.

Capsules Refuge.

Retours courts.

La question change progressivement.

Elle n’est plus seulement :

« Qu’est-ce que le programme me demande de faire ? »

Elle devient :

« Qu’est-ce qui se passe en moi ? »

« De quoi ai-je besoin ? »

« De combien de temps est-ce que je dispose ? »

« Quelle pratique pourrait m’aider maintenant ? »

Je remarque où elle est partie.

Je reviens.

Je choisis où je souhaite la poser.

« Maintenant que je sais un peu mieux revenir à moi, qu’est-ce que j’ai envie de nourrir davantage ? »

Une expérience spéciale, « Je choisis ce que je veux nourrir », ouvre alors doucement le passage de l’attention vers l’intention.

Semaines 13 à 25 : Je laisse mes repères entrer dans ma vraie vie

À partir de la semaine 13, le parcours devient volontairement plus léger.

Il ne s’agit plus d’ajouter sans cesse de nouvelles connaissances.

Il s’agit de laisser ce qui a déjà été découvert devenir plus familier.

Au fil des semaines, la personne apprend notamment à :

remarquer certains signaux un peu plus tôt,

écouter davantage ses besoins,

respecter son rythme,

choisir une pratique selon ce qui est réellement possible,

rester avec elle-même lorsque quelque chose est inconfortable,

garder un contact avec son corps au milieu des autres,

nourrir une qualité intérieure,

utiliser des gestes ordinaires comme points de retour,

et reconnaître les petites différences qui apparaissent dans son quotidien.

Le programme prend progressivement moins de place.

Les repères personnels, eux, en prennent davantage.

Semaine 26 : Je poursuis avec mes propres appuis

Cette dernière semaine ne demande pas :

« Est-ce que tout a changé ? »

Elle invite plutôt à regarder :

« Est-ce que ma manière de revenir à moi a changé ? »

La personne rassemble alors ce qu’elle souhaite réellement emporter.

Un retour très court lorsqu’elle n’a que quelques secondes.

Une ressource pour les moments où elle dispose de quelques minutes.

Un audio plus profond lorsqu’elle peut vraiment se poser.

Les signaux de son corps qu’elle souhaite continuer à écouter.

Les gestes qui l’aident à retrouver son attention.

Et la qualité intérieure qu’elle souhaite continuer à nourrir.

Le parcours accompagné peut alors s’effacer davantage.

Les chemins découverts, eux, continuent avec elle.

Vous n’avez pas appris à ne plus vous perdre.

Vous avez commencé à apprendre comment vous retrouver.

6. Ce qui se construit par la pratique

Revenir vers la sécurité intérieure ne promet pas une vie sans stress, sans émotion ou sans difficulté.

Revenir vers la sécurité intérieure ne promet pas une vie sans stress, sans émotion ou sans difficulté.

La vie continuera à bouger.

Il y aura encore des imprévus, des tensions, des réactions, des moments de fatigue et des journées plus difficiles.

Mais ce parcours repose sur un véritable entraînement.

Ce n’est pas le fait de comprendre une pratique ou de l’essayer occasionnellement qui construit des repères.

C’est le fait d’y revenir.

De répéter les audios.

D’utiliser les Capsules Refuge et les retours courts dans la vie quotidienne.

D’observer ce qui vous aide réellement.

Et de recommencer suffisamment souvent pour que certains chemins deviennent peu à peu plus familiers.

Il ne s’agit pas de pratiquer parfaitement.

Il s’agit de pratiquer réellement.

Revenir un peu plus tôt

Au fil du parcours, la personne peut commencer à remarquer certaines choses un peu plus tôt.

Une tension qui monte.

Une respiration qui change.

Des pensées qui accélèrent.

Une fatigue.

Une envie de réagir immédiatement.

Elle ne réussira pas toujours à s’arrêter.

Et ce n’est pas le but.

Mais parfois, quelques secondes apparaissent.

Le temps de sentir ses pieds.

De respirer.

De retrouver un appui.

De choisir un geste.

Le changement peut être très discret.

Parfois, il tient simplement dans le fait de penser à revenir un peu plus tôt qu’avant.

Construire ses propres chemins de retour

Au début, le parcours propose les pratiques.

Puis la personne commence progressivement à reconnaître celles qui lui correspondent.

Un souffle.

Une main posée.

Les pieds.

Une phrase.

Une Capsule Refuge.

Un audio plus long.

Une pause.

Elle découvre aussi que la même chose ne l’aide pas forcément tous les jours.

L’autonomie ne consiste donc pas à ne plus avoir besoin de soutien.

Elle consiste à mieux reconnaître :

« Qu’est-ce qui se passe en moi ? »

« De quoi ai-je besoin ? »

« Quel chemin puis-je retrouver maintenant ? »

Apprendre à faire la planche

Imaginez une personne dans la mer qui croit qu’elle est en train de se noyer.

Toute son énergie sert à garder la tête hors de l’eau.

Elle bat des jambes.

Elle agite les bras.

Elle ne regarde pas l’horizon.

Elle essaie simplement de ne pas couler.

Revenir vers la sécurité intérieure, c’est un peu comme apprendre progressivement à faire la planche.

Découvrir qu’il existe une position vers laquelle revenir.

Sentir quelques instants que quelque chose peut porter.

Respirer.

Puis savoir que, lorsque la peur ou l’agitation revient, ce chemin existe toujours.

La planche n’est pas la destination.

Elle rend simplement la suite plus accessible.

Le but n’est pas d’être calme tout le temps.

Le but n’est pas non plus de ne plus avoir peur, de ne plus réagir ou de rester constamment présent à soi.

Le but n’est pas d’être calme tout le temps.

Le but n’est pas non plus de ne plus avoir peur, de ne plus réagir ou de rester constamment présent à soi.

Le but est de connaître davantage de chemins pour revenir.

Revenir au corps.

Revenir au souffle.

Revenir aux appuis.

Revenir à une phrase.

Revenir quelques secondes au présent.

Revenir vers ce qui nous aide.

Et parfois, simplement revenir de notre côté après nous être laissé emporter.

À force d’expérimenter ces retours, certains peuvent devenir plus familiers.

Jusqu’à ce qu’une nouvelle certitude commence doucement à apparaître :

« Même lorsque je me perds un peu, je connais maintenant quelques chemins pour me retrouver. »

Apprendre à revenir n’est pas la destination.
C’est ce qui peut, peu à peu, rendre l’exploration possible.

7. Les repères qui soutiennent le parcours

Revenir vers la sécurité intérieure n’est pas un protocole scientifique ou clinique.

Mais plusieurs mécanismes utilisés dans le parcours rejoignent des domaines largement étudiés : l’apprentissage par l’expérience, l’attention portée au moment présent et aux sensations du corps, l’interoception et la répétition.

Ces repères ne sont pas là pour « prouver » le parcours.

Ils nous aident simplement à comprendre pourquoi nous avons choisi de faire autant de place à l’expérience et à l’entraînement.

Le cerveau apprend par l’expérience

Le cerveau n’est pas figé.

Il se modifie avec l’expérience, l’apprentissage et l’adaptation : c’est ce que l’on appelle la neuroplasticité.

Comprendre quelque chose peut être utile.

Mais vivre une expérience, y revenir et la répéter permet d’entraîner concrètement une autre manière de répondre.

C’est l’une des raisons pour lesquelles le parcours ne cherche pas à vous transmettre sans cesse de nouvelles informations.

Il vous invite surtout à expérimenter suffisamment longtemps certains retours pour qu’ils deviennent progressivement plus familiers.

L’attention au corps et au présent s’entraîne

Une partie des pratiques du parcours rejoint des mécanismes étudiés dans les approches basées sur la pleine conscience.

Ramener volontairement son attention au moment présent.

Revenir au souffle.

Observer une sensation sans chercher immédiatement à la faire disparaître.

Remarquer que l’attention est partie… puis la ramener.

Le parcours travaille également l’interoception : la manière dont nous percevons et nous rapportons aux sensations internes de notre corps.

Sentir une tension, un changement de respiration, une fatigue ou un appui permet peu à peu de mieux reconnaître ce qui se passe en soi.

Ici encore, il ne s’agit pas de tout contrôler.

Il s’agit d’apprendre à remarquer.

La répétition crée des repères

Les recherches sur l’apprentissage et les habitudes montrent qu’un comportement répété régulièrement peut devenir progressivement plus automatique et plus facile à retrouver.

C’est précisément le rôle de la répétition dans ce parcours.

Revenir aux pieds.

Retrouver le souffle.

Poser une main.

Écouter un signal.

Utiliser une Capsule Refuge.

Choisir une phrase.

Faire une pause avant de répondre.

Le but n’est pas de répéter mécaniquement tout le programme.

Il est de découvrir quelques chemins qui vous soutiennent réellement, puis de les reprendre suffisamment souvent pour qu’ils deviennent davantage les vôtres.

Pour aller plus loin

Quelques références scientifiques parmi les travaux qui éclairent les mécanismes évoqués dans cette page :

Lövdén M. et al. (2013) :

Structural brain plasticity in adult learning and development. Neuroscience & Biobehavioral Reviews. PMID : 23458777

Treves I.N. et al. (2025) :

A meta-analysis of the effects of mindfulness meditation training on self-reported interoception. Scientific Reports. PMID : 41198766

Lally P. et al. (2010) :

How are habits formed: Modelling habit formation in the real world. European Journal of Social Psychology. DOI : 10.1002/ejsp.674

Ces références sont proposées pour permettre à ceux qui le souhaitent d’approfondir certains mécanismes évoqués ici. Elles ne constituent pas une validation scientifique du parcours Revenir vers la sécurité intérieure dans son ensemble.

Imaginez un instant que vous soyez dans la mer.

Lorsque vous avez l’impression de vous noyer, toute votre énergie sert à une seule chose : garder la tête hors de l’eau.

Vous battez des jambes.

Vous agitez les bras.

Vous ne regardez pas l’horizon.

Vous n’explorez rien.

Vous essayez simplement de ne pas couler.

Revenir vers la sécurité intérieure, c’est apprendre progressivement à faire la planche.

Découvrir qu’il existe une autre possibilité.

Que vous pouvez parfois cesser de lutter quelques instants.

Sentir ce qui vous porte.

Respirer.

Et savoir que, lorsque l’agitation revient, vous connaissez désormais quelques chemins pour retrouver cet appui.

Mais apprendre à faire la planche n’a jamais été la destination.

Cela rend la suite possible.

Peu à peu, on peut apprendre à nager.

D’abord tout près.

Puis un peu plus loin.

Découvrir ce qui nous entoure.

Explorer des endroits que nous ne connaissions pas encore.

Et c’est là que commence L’Art de Se Réécrire.

La science ne remplace pas l’expérience.

Elle nous aide simplement à comprendre pourquoi l’attention, le corps, l’apprentissage et la répétition ont une place centrale dans ce parcours.

8. Quand revenir permet de commencer à explorer

Revenir vers la sécurité intérieure n’a jamais été pensé comme une destination.

Il est là pour permettre à ceux qui en ont besoin de construire suffisamment de repères pour pouvoir ensuite regarder plus loin.

Une autre question peut alors commencer à apparaître :

« Maintenant que je sais un peu mieux revenir à moi, qu’ai-je envie d’explorer, de transformer ou de faire vivre davantage ? »

C’est la porte qu’ouvre L’Art de Se Réécrire.

Un autre chemin commence alors :

non plus seulement revenir,

mais explorer,

écrire,

ressentir,

imaginer,

mettre le corps en mouvement,

expérimenter d’autres possibilités,

et commencer progressivement à leur donner une place dans sa vie.

Revenir vers la sécurité intérieure vous aide à retrouver des chemins vers vous.

L’Art de Se Réécrire vous invite à découvrir où vous souhaitez aller depuis cet endroit.

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Références et Ressources

Galván, A. (2010), Neural Plasticity of Development and Learning.

Lazzarelli et al. (2024), Interoceptive Ability and Emotion Regulation in Mind–Body Interventions.

Lally et al. (2010), How are habits formed: Modelling habit formation in the real world.

Cette méthode ne remplace pas un avis médical, un diagnostic ou un suivi professionnel.

Ce parcours ne constitue ni un diagnostic, ni un traitement médical, ni une psychothérapie et ne remplace pas l’avis ou le suivi d’un professionnel de santé.