- 30 juil.
La chronique fondatrice — Pourquoi revivons-nous toujours les mêmes émotions et les mêmes réactions ?
- L'Alchimie des mots
- Les Chroniques d'une exploratrice
Le décor change. Les personnes changent. Les situations changent. Pourtant, quelque chose en nous semble parfois revenir inlassablement au même endroit.
Pendant longtemps, je me suis considérée comme quelqu’un de fort.
Lorsque la vie plaçait une difficulté sur mon chemin, je l’affrontais.
Je cherchais des solutions.
Je m’adaptais.
Je continuais d’avancer.
Et plus les années passaient, plus j’avais parfois l’impression que les difficultés devenaient importantes. Pourtant, je tenais debout. Je trouvais encore en moi les ressources nécessaires pour traverser ce qui se présentait.
C’est précisément pour cette raison qu’une contradiction m’a longtemps intriguée.
Comment pouvais-je me sentir aussi forte et vivre, malgré tout, avec un fond anxieux presque permanent ?
Je ne me reconnaissais pas complètement dans cette anxiété.
Elle semblait ne pas correspondre à la personne que je pensais être.
J’étais capable de faire face à des situations difficiles, mais mon corps pouvait rester tendu.
Je pouvais savoir que tout allait bien et ressentir malgré tout une inquiétude.
Je pouvais avoir surmonté une épreuve et continuer intérieurement à me préparer à la suivante.
Comme si une partie de moi avançait avec confiance, tandis qu’une autre restait constamment en alerte.
Cette incohérence apparente a fait naître une question qui ne m’a plus quittée :
Pourquoi pouvons-nous comprendre une situation, avoir conscience de notre force, vouloir profondément changer… et retrouver malgré tout les mêmes émotions et les mêmes réactions ?
C’est probablement cette question qui m’a conduite à observer autrement notre manière de répondre à la vie.
Non plus seulement à travers ce que nous pensons.
Mais à travers ce que notre cerveau et notre corps ont appris, souvent bien avant que nous ayons conscience d’être en train d’apprendre.
Lorsque le décor change, mais que l’émotion reste la même
Vous avez peut-être déjà changé de travail, commencé une nouvelle relation, pris une décision importante ou essayé d’aborder une situation différemment.
Au début, quelque chose paraît nouveau.
Le décor a changé.
Les personnes ne sont plus les mêmes.
Les circonstances semblent différentes.
Vous vous êtes peut-être promis de ne pas recommencer comme avant.
Cette fois, vous allez prendre davantage votre place.
Cette fois, vous allez poser vos limites.
Cette fois, vous allez faire confiance.
Cette fois, vous ne vous laisserez plus envahir par la peur, la colère ou le doute.
Et pourtant…
Quelques semaines ou quelques mois plus tard, une sensation familière peut réapparaître.
La même peur.
La même colère.
La même tristesse.
Le même sentiment de ne pas être entendu, reconnu ou véritablement à votre place.
La même envie de fuir, de vous refermer, de contrôler, de vous défendre ou de renoncer.
Les circonstances ont changé, mais elles semblent vous ramener vers un état intérieur que vous connaissez déjà.
Vous comprenez parfois très bien ce qui est en train de se produire.
Vous connaissez l’origine de certaines blessures.
Vous repérez vos pensées.
Vous voyez les mécanismes qui se répètent.
Vous savez même exactement ce que vous ne voulez plus vivre.
Mais lorsque la situation réelle se présente, cette compréhension ne suffit pas toujours à modifier votre réaction.
Et cela peut devenir profondément décourageant.
Pourquoi est-ce que je recommence alors que j’ai compris ?
Pendant longtemps, nous pouvons interpréter cette répétition comme un manque de volonté, une faiblesse ou une incapacité à changer.
Mais si la question était différente ?
Et si nous ne répondions pas seulement à la situation présente ?
Nous ne réagissons pas uniquement à ce qui se passe aujourd’hui
Lorsque nous vivons une expérience, notre cerveau et notre corps apprennent.
Ils associent progressivement certaines situations à une émotion, une sensation corporelle, une pensée, une posture et une manière d’agir.
Ils apprennent également quelles réponses nous ont permis, à un moment donné, de nous protéger, de nous adapter ou de traverser ce qui se présentait.
Si une réaction est utilisée régulièrement dans des contextes semblables, elle peut devenir familière.
Puis de plus en plus rapide.
Puis presque automatique.
Les recherches sur l’apprentissage des habitudes montrent que les réponses répétées peuvent progressivement être déclenchées par certains indices du contexte, avec de moins en moins de délibération consciente.
Autrement dit, notre système peut reconnaître quelque chose avant même que nous ayons eu le temps d’analyser la situation.
Il ne reconnaît pas nécessairement une scène parfaitement identique.
Il peut reconnaître un ton de voix.
Un silence.
Une expression sur un visage.
Une sensation de distance.
Une impression de ne pas être compris.
Une incertitude.
Un changement imprévu.
Quelque chose ressemble, même subtilement, à une ancienne expérience.
Et une réponse familière se remet en route.
Avant même que vous ayez eu le temps de réfléchir, vous pouvez déjà sentir votre poitrine se serrer.
Votre respiration change.
Votre corps se ferme.
Une pensée connue revient.
Vous ressentez l’envie de vous défendre, de vous taire, de contrôler ou de partir.
Ce fonctionnement ne signifie pas que vous êtes faible, incohérent ou incapable de changer.
Il signifie qu’une partie de votre système a appris à répondre ainsi.
Et qu’elle continue peut-être à utiliser une réponse ancienne face à une situation nouvelle.
Nous avons souvent appris sans savoir que nous apprenions
Une grande partie de cet apprentissage ne s’est pas construite à partir d’une décision consciente.
Nous n’avons pas choisi volontairement de devenir méfiants.
Nous n’avons pas décidé de craindre le jugement.
Nous ne nous sommes pas réveillés un matin en choisissant de nous sentir insuffisants, de nous mettre rapidement en colère ou de vouloir tout contrôler.
Nous avons vécu des expériences.
Nous avons observé les personnes qui nous entouraient.
Nous nous sommes adaptés.
Nous avons répété certaines pensées.
Nous avons utilisé les réponses qui semblaient nous aider à traverser ce que nous vivions.
Certaines personnes ont appris à ne rien montrer.
D’autres à anticiper constamment ce qui pourrait arriver.
D’autres encore à prendre soin de tout le monde avant de s’occuper d’elles-mêmes.
Certaines ont appris à se taire pour éviter le conflit.
D’autres à attaquer avant de risquer d’être blessées.
Puis, peu à peu, ces réponses sont devenues familières.
Elles ont pu finir par ressembler à une personnalité.
Je suis comme cela.
J’ai toujours été anxieux.
Je me mets facilement en colère.
Je manque de confiance.
Je ne sais pas faire autrement.
Je suis trop sensible.
Je dois tout prévoir.
Mais une réponse apprise n’est pas nécessairement une identité définitive.
Ce que nous avons répété pendant longtemps peut finir par nous sembler être nous.
Alors qu’il s’agit parfois d’une manière de répondre devenue particulièrement accessible.
Cela ne retire rien à notre histoire.
Cela ne nie ni les expériences vécues ni les difficultés traversées.
Mais cela ouvre une possibilité immense :
Si une réponse a été apprise, peut-être peut-elle aussi évoluer.
Être fort ne signifie pas que notre système se sent en sécurité.
C’est probablement l’une des prises de conscience qui a le plus changé mon regard sur moi-même.
Pendant longtemps, je pensais que ma force et mon anxiété se contredisaient.
Je croyais presque que l’une des deux devait être fausse.
Soit j’étais réellement forte et je ne devais pas ressentir cette inquiétude.
Soit j’étais anxieuse et ma force n’était peut-être qu’une apparence.
Aujourd’hui, je ne vois plus les choses de cette manière.
Nous pouvons être extrêmement capables de faire face aux événements tout en ayant un système habitué à rester en alerte.
Nous pouvons avoir développé une grande force précisément parce que nous avons souvent dû nous adapter.
Nous pouvons savoir surmonter les difficultés sans avoir encore appris à relâcher la vigilance lorsque le danger n’est plus là.
Nous pouvons être courageux et avoir peur.
Autonomes et avoir besoin de sécurité.
Solides et fatigués de devoir l’être constamment.
La force nous aide parfois à traverser ce qui arrive.
Mais elle ne suffit pas toujours à apprendre à notre corps qu’il peut cesser de se préparer au prochain combat.
Et peut-être que la véritable question n’est pas :
Pourquoi suis-je anxieux alors que je suis fort ?
Mais plutôt :
Qu’est-ce que mon système a appris à anticiper, même lorsque ma conscience sait que je peux faire face ?
Cette question ne condamne pas.
Elle ne cherche pas un coupable.
Elle invite à observer.
Voir les automatismes ne nous prive pas de notre liberté
Dire que certaines réactions sont automatiques ne signifie pas que nous sommes entièrement dirigés par elles.
Nous ne sommes pas des marionnettes sans volonté.
Nos émotions, nos habitudes et nos décisions ne proviennent pas d’un seul mécanisme.
Nous conservons des capacités d’attention, de réflexion, d’apprentissage et de choix.
Les travaux sur la régulation émotionnelle montrent notamment que modifier consciemment la manière dont nous interprétons une situation peut influencer notre expérience émotionnelle.
Mais cette capacité n’est pas toujours disponible immédiatement.
Surtout lorsqu’une ancienne réaction est rapide, familière et chargée émotionnellement.
C’est pour cela que nous pouvons parfaitement savoir ce qu’il serait préférable de faire… et retrouver malgré tout notre ancienne réponse au moment où la situation se présente.
Nous pouvons savoir que nous devrions respirer et oublier complètement notre souffle.
Savoir que nous devrions prendre du recul et réagir immédiatement.
Savoir que nous avons le droit de poser une limite et entendre notre voix dire oui.
Savoir que la situation actuelle est différente et ressentir notre corps comme si l’ancienne scène se répétait.
Cela ne signifie pas que notre compréhension ne sert à rien.
Elle est essentielle.
Elle nous permet de voir ce qui était auparavant invisible.
Elle met du sens là où il n’y avait parfois que de la culpabilité.
Mais comprendre n’est pas encore s’entraîner.
La compréhension ouvre la porte, mais elle ne fait pas tout le chemin
Comprendre que vous avez peur ne vous apprend pas automatiquement à traverser cette peur autrement.
Comprendre que vous vous jugez ne rend pas immédiatement une voix plus douce accessible.
Comprendre que vous manquez de confiance ne donne pas encore à votre corps la sensation de cette confiance.
Comprendre pourquoi vous vous mettez en colère ne suffit pas toujours à créer de l’espace lorsque la colère monte.
Il existe une différence profonde entre savoir quelle personne nous aimerions devenir et entraîner réellement cette manière d’être.
Nous pouvons reconnaître intellectuellement qu’une autre réponse serait possible.
Mais pour qu’elle devienne accessible dans une situation réelle, elle a besoin d’être rencontrée.
Ressentie.
Essayée.
Répétée.
Le changement demande alors une nouvelle forme d’apprentissage.
Il peut s’agir d’apprendre à reconnaître l’ancienne réaction lorsqu’elle commence.
À interrompre l’automatisme, même brièvement.
À ramener son attention vers le présent.
À faire émerger une intention plus consciente.
À imaginer une autre réponse.
À lui donner des mots, une émotion, une posture et des gestes.
Puis à revenir suffisamment souvent à cette expérience pour qu’elle cesse d’être complètement étrangère.
Changer, ce n’est pas effacer l’ancien : c’est entraîner une autre possibilité
Notre cerveau adulte conserve une capacité à se modifier en fonction de l’expérience et de l’entraînement.
L’apprentissage répété d’une nouvelle compétence peut laisser des traces dans le cerveau adulte.
Cela ne signifie pas qu’une pratique transforme magiquement toute notre personnalité.
Mais cela soutient un principe essentiel :
L’expérience répétée compte.
Changer ne consiste donc pas uniquement à lutter contre une ancienne réaction.
Il s’agit aussi de commencer à construire une autre possibilité.
Au début, cette nouvelle réponse peut sembler peu naturelle.
L’ancien chemin est rapide.
Il est connu.
Il est disponible.
Le nouveau demande davantage d’attention.
Il peut sembler fragile, artificiel ou même inaccessible.
Mais ce caractère inhabituel ne signifie pas nécessairement que nous sommes en train de faire semblant.
Il peut simplement signifier que nous explorons quelque chose qui n’est pas encore devenu familier.
L’ancien fonctionnement possède la force de la répétition passée.
Le nouveau se construit grâce à la répétition présente.
Nous ne décidons pas un matin de ne plus jamais avoir peur.
Mais nous pouvons apprendre à reconnaître la peur plus tôt.
À ne pas immédiatement lui confier toute la direction.
À revenir au souffle.
À sentir nos appuis.
À laisser apparaître une autre pensée.
À faire un geste légèrement différent.
Cela peut sembler minuscule.
Pourtant, c’est souvent dans cet espace presque imperceptible que commence une nouvelle manière de répondre.
L’attention : voir ce qui se déclenche
Nous ne pouvons pas modifier ce que nous ne voyons pas encore.
L’attention nous permet de remarquer ce qui commence à se mettre en mouvement.
Où part notre esprit ?
Quelle pensée prenons-nous immédiatement pour une vérité ?
Que se passe-t-il dans notre respiration ?
Quelle émotion commence à occuper tout l’espace ?
Quelle posture notre corps adopte-t-il ?
Quelle réponse semble déjà prête avant même que nous ayons choisi ?
Entraîner son attention ne signifie pas empêcher les pensées ou les émotions d’apparaître.
Cela ne signifie pas devenir parfaitement calme ou contrôler tout ce qui se passe en nous.
Cela signifie apprendre à reconnaître ce qui est là.
Puis, progressivement, choisir plus consciemment ce que nous souhaitons nourrir.
L’attention ne supprime pas immédiatement l’ancien chemin.
Mais elle peut nous aider à ne plus l’emprunter les yeux fermés.
L’intention : donner une direction au changement
Une fois que nous voyons davantage ce qui agit en nous, une autre question peut apparaître :
Comment souhaitons-nous répondre maintenant ?
L’intention apporte une direction.
Mais il ne s’agit pas seulement de déclarer :
Je veux être heureux.
Je veux avoir confiance.
Je ne veux plus avoir peur.
Une intention profonde nous demande parfois d’aller plus loin.
Comment souhaitons-nous réellement nous sentir ?
Quelle personne voulons-nous être dans cette situation précise ?
Quelle réponse correspond davantage à ce que nous choisissons aujourd’hui ?
Que voulons-nous incarner plutôt que simplement obtenir ?
Il existe une différence entre vouloir que les circonstances changent et choisir la personne que nous souhaitons devenir au milieu de ces circonstances.
L’intention ne garantit pas que tout se passera comme nous le voulons.
Mais elle peut nous aider à ne plus laisser exclusivement nos anciens automatismes choisir à notre place.
Le corps : rendre la nouvelle réponse vivante
Nos réactions ne vivent pas uniquement dans nos pensées.
Elles apparaissent dans notre respiration, notre posture, nos tensions, notre manière de marcher, de parler et d’occuper l’espace.
La peur ne se contente pas de produire une idée.
Elle peut raccourcir le souffle.
Contracter le ventre.
Fermer la poitrine.
Modifier la voix.
La confiance ne peut donc pas rester uniquement une phrase écrite sur une feuille.
Une nouvelle intention a besoin d’être rencontrée autrement que comme une idée.
Elle peut être écrite.
Respirée.
Ressentie.
Imaginée.
Mise en mouvement.
Répétée dans le quotidien.
Le corps peut alors commencer à découvrir une autre expérience possible.
Non pas parce que nous lui ordonnons de ne plus ressentir l’ancien.
Mais parce que nous lui permettons de rencontrer progressivement quelque chose de nouveau.
Nous n’avons pas besoin de combattre la personne que nous avons été
Le changement ne nous demande pas de rejeter notre histoire.
Il ne nous demande pas de considérer nos anciennes réactions comme des ennemies.
Elles ont souvent essayé de nous protéger avec les moyens qu’elles connaissaient.
La vigilance a peut-être cherché à éviter une nouvelle blessure.
Le contrôle a peut-être tenté de réduire l’incertitude.
Le silence a peut-être permis d’éviter un conflit.
La colère a peut-être défendu une limite que nous ne savions pas encore exprimer autrement.
Il ne s’agit pas d’excuser toutes nos réactions ni de les laisser diriger notre vie.
Il s’agit de les voir.
De comprendre ce qu’elles ont appris.
D’observer les moments où elles reviennent.
Puis de commencer à leur proposer une autre réponse.
Nous ne reprenons pas les rênes en contrôlant parfaitement tout ce qui se passe en nous.
Nous les reprenons chaque fois que nous créons un peu d’espace entre ce qui se déclenche, ce que nous observons et la réponse que nous choisissons d’entraîner.
Au début, cet espace peut ne durer que quelques secondes.
Mais quelques secondes peuvent déjà contenir une nouvelle direction.
Devenir ne consiste pas à se raconter une nouvelle histoire une seule fois
Il ne suffit pas d’écrire une affirmation.
De ressentir une émotion agréable pendant quelques minutes.
D’imaginer une nouvelle vie une seule fois.
Ou de comprendre parfaitement pourquoi nous réagissons comme nous le faisons.
Une nouvelle manière d’être se construit dans la rencontre entre plusieurs dimensions :
la compréhension ;
l’expérience ;
l’attention ;
l’intention ;
le corps ;
la répétition ;
et l’observation de ce qui change dans la vie réelle.
Il ne s’agit pas de devenir une autre personne du jour au lendemain.
Il s’agit de cesser progressivement de confondre nos réponses les plus familières avec les seules réponses possibles.
C’est précisément sur cette idée que repose L’Art de se réécrire.
Une méthode qui ne demande pas uniquement d’analyser ce qui ne va pas.
Elle invite à explorer ce qui agit en nous, à ouvrir une autre possibilité et à commencer à l’entraîner à travers l’écriture, la respiration, le mouvement et la méditation.
Non pas pour nier ce que nous avons été.
Mais pour découvrir ce que nous pouvons également devenir.
Peut-être êtes-vous arrivé ici pour cette raison
Vous êtes peut-être arrivé sur le site de L’Alchimie des Mots parce qu’une partie de vous sent que quelque chose se répète.
Vous savez peut-être déjà beaucoup de choses sur vous-même.
Vous avez lu.
Réfléchi.
Compris.
Vous avez peut-être même essayé plusieurs méthodes.
Et pourtant, certaines situations continuent de réveiller les mêmes émotions, les mêmes pensées ou les mêmes réactions.
Votre présence ici ne signifie pas que vous avez échoué.
Elle signifie peut-être simplement que la compréhension ne demande plus seulement à être approfondie.
Elle demande à devenir une expérience.
Une pratique.
Un entraînement.
Vous n’avez pas besoin d’attendre de devenir une personne totalement différente pour commencer.
Vous pouvez commencer en observant une seule réaction.
En retrouvant votre souffle pendant quelques secondes.
En posant une intention.
En imaginant une autre manière de répondre.
En permettant à votre corps de rencontrer cette possibilité.
Puis en recommençant.
Vous ne pouvez pas modifier ce que vous ne voyez pas encore.
Mais ce que vous commencez à observer peut déjà cesser de vous diriger entièrement.
Si cette chronique a fait écho à quelque chose en vous, alors vous êtes probablement au bon endroit.
L’Alchimie des Mots est née de ces questions.
Non pour apporter des réponses toutes faites, mais pour explorer, expérimenter et entraîner une autre manière de répondre à la vie.
C’est ce chemin que nous vous invitons maintenant à découvrir.
Pour poursuivre
Découvrir L’Art de se réécrire
Comprendre comment l’écriture, le souffle, le mouvement, la méditation et la répétition sont réunis pour faire émerger, explorer et entraîner une autre manière de répondre.
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